L'essentiel demeure cette pratique qui s'opère instant après instant dans notre existence quotidienne telle qu'elle se présente à nous. Pour sortir du cauchemar, il faut construire cette structure intérieure sur laquelle le mental n'a plus de prise et qui est libre dans tous les domaines : intellectuel, émotionnel, sexuel. [ Arnaud Desjardins ]

samedi 2 janvier 2010

Etat originel des choses.

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" Rien n'a de sens en soi. Le sens à donner a un événement correspond au point de vue qui est le notre au moment où nous l'abordons. Rien n'empêche que, demain , nous ne lui en donnions un autre! " W.Berton.


Comme un vent de panique qui vient embraser la félure.
Alors plus rien ne tourne rond, sans protection.
Et foule avec violence les fleurs de l'interdit.
Fermé le coeur, brisé le lien , exclue toute passerelle
entre l'âme et le corps . Barrière sans porte.

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samedi 12 décembre 2009

Emma a 15 ans !!!

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Et de mes trois filles et deux garçons,
la voici la petite dernière, qui aujourd'hui fête ses 15 ans.
Celle-ci a vu le jour à la maison, entourée de ses frères et soeurs et de ses cousins et cousines.....huit enfants de 12 à 3ans, qui une heure après sa naissance entrent solennellement dans notre chambre à la queue leu- leu et se postent en groupe autour du lit . Têtes blondes et brunes aux yeux grands ébahis ,ils assitent tout intimidés à la pose du clip ombilical. Elle est toute menue, mais on ne l'a pas encore pesée, ni mesurée. On détaille ses mains , ses pieds, ses cheveux qui forment à peine un duvet, ses yeux en amande. La sage femme est amusée par cette assemblée, elle répond à leurs questions avec un plaisir évident . Viens ensuite la séance d'habillage, d'abord la petite chemisette, puis la couche fleurie, les petits chaussons et le baby-gros assorti, la voici parée. Je la prends à nouveau dans mes bras et lui propose à têter, instantanément elle cesse de pleurer , tourne sa tête vers mon sein et happe mon mamelon gouluement. Un grand silence l' accompagne, tous admirent le nouveau bébé de la famille .
Je lève le regard vers eux et avec un grand sourire je dis:
"Je vous présente Emma " .
Instant de bonheur, magique et inoubliable .
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jeudi 10 décembre 2009

Inventaire

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Qu'importe la suite, il lui fallait partir,
comprendre son mal être, vivre sa déchirure.
S'immerger dans les eaux boueuses de son passé.

Il avait dit " j'aurai tellement voulu t'aimer autrement".
Le regard embué, elle avait répondu " moi aussi, j'aurai tellement voulu t'aimer autrement".
Ils s'étaient dit adieu, une derniére fois, sur le pas de la porte, elle s'était blottie dans ses bras.

Sortir de ses schémas ,
Rompre les amarres, retourner à la source .
Années sombres, dévastatrices, douloureuses.

La mort rôde, puissante, attirante.
Mourir à son passé, mourir à ses désirs, mourir à sa mémoire.
Inscrite dans sa chair, dans chaque parcelle de son corps.

Lui a refait sa vie , trés vite, comme pour mieux oublier.
Oublier qu'il l'avait aimé envers et contre tout.
Oublier qu'elle l'avait aimé contre vent et marée.

Elle a enfin compris, les méandres de sa vie.
Elle se souvient de tout, du pire et du meilleur.
Et accepte, qu'elle n'y pouvait rien.
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vendredi 25 septembre 2009

Dans le creux.

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Le temps passe et pourtant la blessure est toujours là.
Insidieuse, sourde, latente, indicible, inéluctable.
En mon coeur la plaie ne parviens pas à se refermer.
L'enfant se s'en toujours niée, reniée, salie, baffouée, éxilée.
J'ai beau tenter de la réconforter, de la rassurer, de lui dire que çà n'arrivera plus jamais.
Rien ne l'apaise, tout lui fait mal.
Parfois elle surgit au hasard d'un mot, d'un regard, d'un geste et de sa gorge serrée sort un sanglot à demi étouffé.
Ni les soirées entre amis, ni les virées à vélo, ni les escapades en montagne, ni les pélerinages, ni les cierges brulés, ni les actes posés ne parviennent à lui redonner vie.
Je suis elle, elle est moi et nous n'en sommes arrivées que là.
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samedi 22 août 2009

Le carré magique

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Me voilà de retour de cette semaine d'été qui clôture ma première année de formation en somatothérapie. Expérience riche, dense , parfois si déstabilisante et pourtant si libératrice, réparatrice pour chacun d'entre- nous. Une plongée dans les eaux profondes de nos mal êtres intérieurs , de nos non- dit, de nos terreurs, de nos violences refoulées , de nos cris étouffés qui surgissent soudain de nos entrailles et pétrifient le reste de la salle.
Nous étions arrivés au milieu de la semaine. Comme chaque matin nous commencions par un exercice de centrage, de prise de contact avec nous- même et le reste du groupe. La formatrice participe à l'atelier, elle nous propose de créer un espace avec les matelas que nous utilisons pour les massages. Dans ce carré nous serons 24 femmes et 2 hommes. Nous avons tous bandés nos yeux , la consigne est: éviter tout contact avec les autres dans un premier temps. Au signal aller à la rencontre de l'autre, des autres par le toucher et sans jamais prononcer un mot. Une musique accompagne le déroulement de l'exercice.
Dés le début, je me sens à l'aise dans cet espace. J'évolue dans l'obscurité grâce à mon ressenti que je perçois comme décuplé. Mon corps est en éveil, il anticipe le champ énergétique qui l'entoure et se faufile dans les trouées . Puis vient la prise de contact, des mains, des bras , des corps qui se frôlent, se touchent, s'évitent, s'acceuillent. Des échangent aussi inattendus que créatifs, ici un pas de danse, là une main caresse la chevelure, visite les contours du visage, ici aussi un ballet qui explore l'espace en de multiples arabesques,et ses mains qui dessinent les formes, les rondeurs. A nouveau une tête se pose sur mon épaule et un corps se blottit dans mes bras. Je suis tour à tour celle qui donne et qui reçois, parfois le contact est doux , tendre, évident, harmonieux, joyeux parfois il est abrupt, intrusif, contrôlant, évitant, je vais au gré de mon envie , parfois c'est moi qui romps le contact, parfois c'est l'autre et je me laisse happer par cette multitude de ressentis. Et puis soudain une main, un bras d'homme que je devine être le sien. Nous voilà face à face , je sens le contact de sa main sur mon épaule, elle ne s'attarde pas, descend lentement , caresse mon bras, rejoint ma taille tandis que je frôle délicatement l' avant bras remonte vers l'épaule et effleure la nuque. Nos respirations demeurent toutes proches, je me sens acceuillie, en confiance, nos corps ébauchent un pas de danse alangui, langoureux, je pose ma tête sur sa poitrine et je m'abandonne à cette étreinte . Le temps parait s'être arrêté, l'envie de rester là est forte, puissante , je me sens comme aimantée pourtant je rejoins sa main que je presse doucement dans la mienne et nous nous séparons .A nouveau d'autres mains, d'autres bras, d'autres rencontres, à nouveau ce sentiment de liberté, d'abandon parfois , d'équilibre, d'envahissement. La musique accompagne ce mouvement j'ai l'impression de baigner dans une mer de sensations, d'émotions et de ressentis démultipliés à l'infini. Contre mon dos je sens son ventre et sa poitrine , mes mains ont trouvé les siennes nos bras s'élèvent, dessinent des volutes dans l'espace , je me plaque contre lui et nous reprenons notre danse sur un rythme à la fois doux et sensuel. Impossible de dire combien de temps s'est réellement écoulé, de nouveau nous voilà séparés .
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mardi 7 juillet 2009

Dimanche

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Me suis levée, ai déjeuné, pris ma douche, habillée, puis me suis préparée un en cas.
Direction le Pont d'Hérault, puis à droite Valleraugues, cette route je la connais par coeur . Voilà, c'est ici , le lieu dit "la Reinette" j' aperçois de l'autre côté de la rivière , à demi caché par les arbres , le gîte que nous louions l'été avec les enfants. Je ne m'attarde pas, quelques kilomètres plus loin, je prends à droite direction le col de la Triballe, ma balade commence . J'emprunte un petit chemin qui me conduit au coeur d' une forêt de chênes et de châtaigniers. Les sous -bois sont baignés d'une douce lumière , le bruissement des feuilles , le craquement des branchages viennent accompagner mes pas. La fraîcheur de l'humus exhale une odeur de terre et de végétaux mêlés, dans les arbres les oiseaux discourent entre-eux. J'aime me retrouver seule dans la nature, mon esprit est tranquille, il ne fait pas de bruit, seul mes sens demeurent en éveil. Un petit ruisseau dévale la pente, je m'asperge les bras et le visage. Au fil du temps , ma marche devient plus lente et mesurée, le dénivelé commence à se faire sentir, le soleil est au zénith . Je suis un monotrace qui me mène à flanc de montagne. C'est alors qu' au détour du sentier, s'offre à moi un paysage d'une beauté sauvage. J'embrasse ciel et terre dans un même élan , en bas la vallée , au loin les montagnes et je me sens petite et grande à la fois en accord parfait avec cet univers. Assise sur une roche , à l'abri du soleil, je reste un long moment , savourant ce silence qui n'en est pas un , car la nature est tout sauf silencieuse.

De retour, je m'arrête à notre endroit , celui de nos belles années, je me suis assise sur l'autre rive , ainsi je me sens spectatrice, comme face à l'écran. Soudain, me viennent en vague , certaines scènes du passé. Je revois les plongeons des garçons, je revois les filles construisant leur barrage de pierres, Saphie qui court partout , petite boule noire , vive et joyeuse, et qui jappe de bonheur du matin au soir. Je revois nos deux corps assis sur le rocher, moi lovée contre ta poitrine entre tes bras et tes jambes. Je sens ta respiration sur ma nuque et ta main sur mon sein qui discrètement ébauche une caresse. Je sens notre désir frémissant, doux, tendre, complice et je souris . Ce jour là , je n'ai pas mal, ces instants sont toujours là, ils sont toujours vivants, ils m'appartiennent encore. Alors , je nous rejoins , je plonge tête première et je retrouve la fraîcheur, le goût et l'odeur vivifiante de la rivière. Je nage avec bonheur, je nage avec ivresse car tout au fond de moi demeure le meilleur.
.
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lundi 6 juillet 2009

Bientôt les Vacances !

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Cette année c'est décidé , je pars en vacances, à mon gré.
Ce sera le Canal du Midi à vélo, Séte, Bordeaux au fil de l'eau.... avec en prime une plongée dans L'Atlantique.
Quinze jours de balades et de découvertes sur les bords de ce site classé au patrimoine mondial .
Construit sous Louis XIV, ce projet réalisé à l'initiative de Pierre Paul Riquet relit l'Atlantique à la Méditerranée, il comprend 63 écluses et de nombreux ouvrages historiques.
Derniers préparatifs, nos vélos sont prêts, les sacoches arrimées attendent leur chargement. Moi , je me prends à rêver.....Bientôt dans la nature, bientôt sous les étoiles..
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